Santé : du problème sanitaire à l'avènement du bien être

Un mot, un seul: celui de toutes les peurs , de la contagion globale : Ebola. Du nom de ce virus fulgurant qui en 2014 aura (de nouveau) fait trembler le Continent Noir (de la Sierra-Leone au Libéria, en passant par la Guinée). Le bilan est lourd, très lourd pour le développement de l’Afrique : 7800 décès sur cette seule période sur 20000 cas enregistrés, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
L’OMS justement qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur la situation sanitaire globale en Afrique : « Les défis de santé auxquels est confrontée la Région Africaine de l’OMS sont les maladies transmissibles et non transmissibles et une mortalité maternelle et infantile élevée », indique l’organisation onusienne dans son dernier rapport d’activité. « Ces défis sont aggravés par la pauvreté, la crise financière mondiale, les épidémies et les catastrophes naturelles et d’origine humaine. Il existe des interventions de santé publique efficaces qui pourraient contribuer à une réduction de la charge élevée de morbidité, mais la faiblesse des systèmes de santé entraîne une insuffisance de la couverture ».

Ebola … mais aussi la tuberculose freinent le marché africain de la santé

Avec les variations d’un pays à l’autre, cette faiblesse des systèmes de santé est souvent liée au leadership et à la gouvernance, à la dotation en personnel, aux produits médicaux, aux vaccins et aux technologies, à l’information, au financement et à la prestation de services. La Région est également caractérisée par le faible niveau de ses dépenses de santé par habitant. Résultat : la tuberculose, le paludisme ou encore les maladies tropicales négligées y font des ravages. L’épidémie de la tuberculose en Afrique est due en grande partie à la pauvreté et à l’infection simultanée par le VIH et la tuberculose communément appelée co-infection tuberculose.
« Au nombre des autres défis, poursuit l’OMS, figurent l’assurance de l’accès universel aux services de santé et la prise en compte de l’impact des principaux déterminants de la santé, notamment l’accès à l’éducation, au logement, à l’eau potable et à l’assainissement, à la sécurité sanitaire des aliments, et la promotion de la nutrition et de la santé. Cela implique également la promotion de conditions propices à des activités économiques et de l’emploi, ainsi que d’autres aspects de l’hygiène de l’environnement ».

Alcool et… cellulite

Mais le marché africain de la santé découvre aussi la société de consommation et ses excès possibles : obésité, maladies cardiaques, alcoolisme, etc. Les Africains sont ainsi les plus gros consommateurs d’alcool parmi la population des consommateurs mondiaux. Les Tchadiens en tête avec 33,9 litres d’alcool pur bu par an en moyenne.
Il s’agit surtout de bière qui représente 66,3 % de la consommation. La Gambie est aussi bien classée avec 30,9 litres. Viennent ensuite le Mali avec 29,3 litres, la Namibie avec 27,7 litres. En parallèle, de plus en plus de supports (sites internet, revues spécialisées, émissions dédiées, etc.) traitent du bien-être et de la beauté de la femme africaine. C’est même là un créneau d’affaires dans lequel s’engouffrent de nombreux créateurs d’entreprises, à l’instar du docteur ivoirien N’Guessan, directeur de la publication du site SantéMag,  support d’information traitant aussi bien de cellulite, du stress au travail ou encore de la vie de couple des nouveaux « cols blancs » africains. Un exemple parmi beaucoup d’autres…

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