Investir au Sénégal, le hub économique de l'ouest

Un pays de 14 millions d’habitants, à la jonction des régions atlantique, saharienne et tropicale. Une          « terre de contrastes et de transitions », disent les tour-operators. « Un pays du Sahel ouvert sur l’océan, un pays riche de ses diversités… » Mais aussi une formidable machine de guerre économique, l’une des plus industrialisées de l’Afrique de l’Ouest, frôlant désormais le 5 %, après des années moins fastes. Un nouvel élan donc qui repose sur la mise en place du PSE – Plan Sénégal Emergent -, la nouvelle stratégie de développement du pays à l’horizon 2035. Avis à ceux qui montent leur projet en Afrique : ce plan  « vise à intégrer toutes les politiques publiques de développement. Il comprend trois axes : transformation structurelle de l’économie et croissance ; capital humain, protection sociale et développement durable ; gouvernance, institutions, paix et sécurité  » précise la Banque africaine de développement. Sa mise en œuvre doit se faire en trois temps. « Une phase de décollage économique (2014-18) doit être suivie par une dynamique d’émergence à l’horizon 2023, avant une phase d’expansion d’ici 2035 ».

Renforcer les liens agriculture/industrie

Et les résultats se font déjà sentir : le pays s’est récemment hissé dans le Top 10 Doing Business des pays africains. Selon l’actuel Premier ministre du pays, Mouhammad Dionne, « l’option a été́ prise de fortifier et de diversifier les sources de la croissance, en opérant une relance de ses moteurs historiques et  en créant de nouveaux emplois à travers la forte impulsion qui sera donnée aux secteurs agricole, industriel, minier, touristique et à l’habitat ». Ainsi, veut croire Abukhar Diallo de Afrik.com, la transformation structurelle de l’économie sénégalaise « se fera donc à travers le renforcement des liens intersectoriels entre l’agriculture et l’industrie ». Des clés fortes pour ceux qui montent leur projet en Afrique. Une agriculture sénégalaise se caractérise par « une forte vulnérabilité face aux aléas climatiques et à la menace acridienne », détaille le MOCI. Les principales cultures du Sénégal sont « les arachides, le niébé, le manioc, les pastèques, le mil, le riz et le maïs ». La pêche est également source de recettes importantes.

Monter un projet en Afrique : un campus régional d’excellence

Nombre d’observateurs  constatent ainsi  que le pays peut compter sur des avantages comparatifs certains pour mieux se positionner comme pôle régional compétitif dans la logistique et la sous-traitance internationale. Il dispose également d’atouts pour améliorer ses circuits locaux et régionaux d’approvisionnement en fruits et légumes tropicaux en vue d’une réexportation vers les marchés demandeurs. « Les infrastructures de transport (port, aéroport, rail et routes) s’avèrent relativement bonnes et le système de télécommunications de bonne qualité », précise alors la Banque africaine de développement. « Ces atouts peuvent servir à faire du Sénégal un « parc d’affaires » et un campus régional d’excellence ». Un pays dans lequel le secteur tertiaire, relève la MOCI, contribue à 58% du PIB. « Il bénéficie en particulier de l’excellence des infrastructures de télécommunication qui favorise des investissements dans les téléservices et l’internet ». Parmi les éléments ayant permis le récent regain de l’activité économique au Sénégal et la montée en puissance, sur place, d’acteurs qui montent leur projet en Afrique, le gouvernement sénégalais a également évoqué les investissements dans le secteur de l’énergie, avec une « amélioration de la distribution d’énergie électrique », et il a cité aussi « la mise en œuvre de plusieurs autres projets structurants ». « Sur la base de ces données (…), les recettes budgétaires sont projetées à 1.633 milliards de FCFA,( près de 2,5 milliards d’euros), les appuis et dons sont prévus pour un montant de 233 milliards de FCFA,( plus de 355 millions d’euros) ».projet en afrique : le sénégal qui gagne

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