Entreprises implantées

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise…

L’Afrique est une terre de croissance continue depuis plusieurs années. Les entreprises implantées ont ainsi profité d’un oasis d’activité pendant que l’Europe tarde à se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’une crise mais de mutations structurelles. Cet effet d’aubaine profita à des major du CAC 40  mais aussi aux ETI et aux  PME qui sont implantées en Afrique  soit de façon historique soit par opportunité. Quelques exemples : L’Algérie représente 10% du CA monde de Lafarge et est le premier importateur de véhicules. 80% de la population est aujourd’hui équipée d’un téléphonne portable  soit 800 millions d’unités. Le Nigéria vient de commander un TGV de 14 millards US$ à la Chine. Volvo voit l’Afrique devenir sa première destination export…
Du côté des PME,  les exemples sont nombreux. La CGPME tente de faire de l’Algérie sa « Chasse gardée »  mais tous ces efforts n’y suffiront pas : l’attirance est trop grande.

Des circuits d’implantation en Afrique accessibles

Exporter ne se fait pas pour autant en claquant des doigts. Il faut se faire accompagner par les bons conseils, choisir entre les distributeurs ou l’implantation en propre  et s’acclimater au décalage culturel. Les contraintes administratives et fiscales peuvent aussi être des obstacles déterminants. L’Algérie, par exemple, impose aux entreprises en création d’avoir un capital à 51% Algérien et les investisseurs étrangers ne peuvent pas sortir les dividendes du pays. Un grand groupe pharmaceutique s’est ainsi fait épinglé par les douanes pour avoir surévalué le prix de la marchandise d’un container. Quand l’environnement est contraignant, les entreprises s’adaptent…Toujours est-il que ceux qui savent s’y prendre ont le sourrire…et la croissance est à 2 ou 3 chiffres!